Le trompettiste et compositeur new-yorkais Dave Douglas s'est fait connaître en tant que membre du groupe
Masada. Mais il s'est élevé au-dessus de ce groupe d'icônes
John Zorn et est aujourd'hui lui-même une figure clé de la scène jazz d'avant-garde new-yorkaise. Avec son Gifts Quartet, il cherche à se rapprocher de la jeune génération de musiciens new-yorkais tout en honorant les légendes
… du jazz que sont Charles Lloyd et Billy Strayhorn. Ce contraste se heurte parfois agréablement, mais n'est pas toujours pleinement exploité. Le guitariste Rafiq Bhatia (qui, comme le batteur Ian Chang, vient du groupe post-rock Son Lux), par exemple, ne sait visiblement pas comment traiter des standards de jazz comme Take The A Train et Blood Count et s'attarde inutilement sur l'application d'effets de guitare. Le jeune saxophoniste vedette James Brandon Lewis semble lui aussi mal à l'aise. Dans les morceaux libres et sans accords comme le long morceau d'ouverture Gifts, le quartet s'exprime mieux et il y a encore de l'improvisation passionnante sur cet album semi-réussi. (MR)plus